Ecrire et lire de A à Z #2

Hey !

Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui pour vous partager une partie de mon abécédaire sur l’écriture et la lecture. Et cette fois, c’est la lettre B qui est à l’honneur, vous pouvez retrouvez la lettre A juste ici au cas où vous l’auriez loupé.  J’espère que ça vous plaira, n’hésitez pas à donner votre avis.

Besoin

J’avais envie d’écrire. Envie de me souvenir. Peur de l’oubli ? Non, je savais que je n’oublierai jamais. Comment aurai-je pu ? Il me fallait écrire, poser sur une feuille les mots qui m’avaient envahis. Les sentiments ressentis. J’avais besoin d’écrire. Besoin de me libérer. De laisser tomber chaque poids qui m’alourdissait. Pour devenir légère et croire à l’envol. Alors je l’ai fait. J’ai pris une feuille vierge de main gauche, un stylo plume de ma main droite et mon courage à deux mains. Et j’ai écrit. J’ai écrit tout ce que j’étais incapable de dire, tout ce qui était au fond de moi. Tout ce qui était moi. Et je me vidais à chaque goutte d’encre qui tombait. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien, plus d’encre, plus de place. Alors j’ai remis le bouchon et j’ai plié la feuille. Elle aurait pu rentrer dans ma bouche tellement elle était petite, et être avalée, être digérée. Mais je voulais que ça sorte, que ça disparaisse. Je l’ai brûlée à la flamme d’une bougie parfumée. Je l’ai regardée partir en cendre. Et je les ai pris entre mes mains, ces petits morceaux de mon cœur. Le vent les a pris à son tour, les a détachés de moi. Mais j’ai encore leur couleur sur mes mains et leurs parfums dans mes narines. Mais au plus profond de moi, il ne reste plus rien.

But

Pourquoi écrire ? Dans quel but ? A quoi ça sert ? Écrire que le monde dans lequel on vit est laid ne le rendra pas plus beau. Écrire que la vie est injuste ne lui rendra pas sa justice. Ce n’est pas faux. Mais écrire contre des mensonges qu’on croit vrai depuis bien trop longtemps, écrire que la terre est ronde au temps où on l’a croit plate, par exemple, ça change quelque chose. Ça change tout même. Ça rétablit la vérité au grand jour. Ou encore écrire que l’esclavage est un crime contre l’humanité ou que la peine de mort devrait être interdite. Ça change quelque chose. Ça change tout. Ça sauve des vies. Et même quand ça ne fait pas tout ça, quand ça ne change rien, quand ce n’est même pas lu, ça sert à quelque chose. A l’écrivain lui même, à se connaître, à se comprendre, à se libérer.

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